Love and… T1 Chaos de Lil Evans

chronique livresque, romance, romance contemporaine, romance suspense, auteur francophone

Résumé : Ebony voit sa vie chamboulée lorsque ses nouveaux voisins emménagent dans la maison d’à côté. En plus du bruit à des heures indues, il y a désormais des hommes plus que louches qui traînent devant chez elle, et bien sûr, il y a Ax.
Ax est le petit nouveau dans le quartier et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un ego de la taille de l’univers. Mais surtout, un côté bad boy craquant qui vous fait rêver.
Mais même si Ax est dangereux, même si les hommes qu’il ramène chez lui font partie des pires criminels, le danger n’est pas forcément là où on s’y attend et Ebony va le découvrir à ses dépens.

Mon avis :

Cet article aurait dû sortir mi-novembre mais mon NaNoWriMo et les événements tragiques survenus à Paris en ont voulu autrement. L’important est qu’il est enfin prêt. Ce délai a même été le bienvenu puisque j’avais prévu de vous chroniquer le premier roman d’une jeune auteur française Lil Evans mais – honte à moi – je l’ai lu d’une traite sans prendre de notes ou relever de citations. Je n’avais donc aucune matière, mis à part mes souvenirs, pour construire mon avis. Heureusement, un deuxième roman de cette auteur est paru le 18   novembre ! Je me suis empressée de mettre la main dessus et de le lire afin de vous faire partager au plus vite mon avis personnel.

Avec Love and… Chaos, Lil Evans s’éloigne donc de la romance paranormale pour s’aventurer dans la romance contemporaine et, plus précisément, dans le romantic suspense. J’ai retrouvé avec plaisir sa plume, qui exprime avec brio les émotions de ses personnages qui sont parfois propulsés dans des situations extrêmes.

Dans ce roman, nous suivons les (més)aventures d’Ebony, une jeune trentenaire, dont le quotidien est bousculé lorsque des nouveaux voisins s’installent dans la maison d’à côté. A sa plus vive inquiétude, ses voisins ne sont pas des gens ordinaires, non, il s’agit d’un gang. Ebony va alors faire la connaissance d’Ax, le meneur du gang (pour qui j’ai eu un coup de cœur  ❤   ), et du mystérieux Indy.

D’habitude, je n’apprécie pas les triangles amoureux (j’éprouve toujours de la peine pour celui qui reste tout seul à la fin). Toutefois, l’auteur a su faire évoluer cette relation petit à petit en évitant les clichés et lieux communs qui l’accompagnent trop souvent. Je dois dire que cette incertitude – de ne pas savoir qui compose le couple principal, alors que dans la majorité des romances cela nous est indiqué dès le début – m’a forcée à prêter attention au moindre détail dans les dialogues et les comportements des personnages. Et je dois avouer que j’ai été surprise. Je ne m’y attendais pas trop même si j’ai eu de légers doutes. Je soupçonne d’ailleurs fortement l’auteur d’avoir joué sur cette ambiguïté dans son résumé : Ax ? Indy ? Je lui pardonne de bon cœur, à la condition qu’elle nous propose au plus vite la suite de cette série  😉   !

Le côté « suspense » du roman était bien amené par l’auteur. Je suis assez froussarde et, pour l’anecdote, j’ai dû interrompre ma lecture dans la nuit quand j’ai commencé à sursauter au moindre bruit suspect dans mon appartement. Il faut dire que la pauvre Ebony affronte une terrible épreuve. Elle a cependant dans son entourage deux personnes qui sont prêtes à la soutenir et à lui permettre d’aller de l’avant.

Concernant les côtés négatifs de ce roman, il y en a peu et, à vrai dire, mes critiques sont les mêmes que pour le premier roman de l’auteur, Ne me lâche pas. Tout d’abord, les passages violents (avec le gang ou durant la terrible épreuve qu’affronte Ebony) donnent parfois l’impression qu’ils sont exagérés ou alors ils sont… carrément « gores ». Il y a aussi parfois des incohérences dans l’histoire ou dans le comportement des personnages. J’ai deux exemples en tête. Le premier c’est à propos du climat : l’héroïne a toujours chaud sauf à un moment où elle explique qu’elle a froid et qu’elle est plutôt frileuse. J’ai bien compris que c’était un prétexte pour faire se rapprocher les deux personnages, assis côte à côte dans le canapé. C’est ce que j’appelle une « facilité de scénario ». Autre point qui m’a fait tiquer, c’est que l’héroïne, Ebony, se balade tous les matins en nuisette depuis le début du roman et pourtant, Ax, Indy et les autres membres du gang ne remarquent ses tatouages que vers le milieu du livre.

Bien sûr, ce ne sont que des détails (je chipote) qui n’empêchent pas du tout de savourer cette romance. J’ai gardé le meilleur pour la fin avec quelques citations qui m’ont marquée ou m’ont émue durant ma lecture.

Cette première citation se trouve au chapitre 3. Le point de vue est celui d’Ebony. Cette déclaration mériterait d’être placardée à chaque coin du rue :

J’étais du genre à penser que tout le monde était beau […]. Chacun était libre d’être comme il était, merde !

Avilir une partie de la population pour en élever une autre me donnait envie de vomir. Et les hommes étaient aussi libres d’aimer ce qu’ils voulaient. Que ce soit les blondes, les brunes, les rondes, les minces, les Asiatiques ou les poupées gonflables, ce n’était certainement pas nos oignons.

Mais j’avais tendance à vivre dans ma petite utopie où tout était beau et rose. Où les gens s’aimaient quels que soient la taille, le poids ou la couleur de peau de l’autre. Et où les livres étaient les rois du monde.

Pour cette deuxième citation, il s’agit d’un dialogue entre elle et son voisin d’en face et meilleur ami, Soren. Il m’a fait rire car Ebony a l’habitude d’appeler les motos du gang des « scooters » (ce qui n’est pas très intelligent de sa part soit dit en passant  🙂     ). Ce passage se situe à la fin du chapitre 7 :

— On pourrait peut-être faire du covoiturage pour aller en ville. Ce serait sympa !

— Je te signale que moi aussi je bosse à la maison. […]. En plus, il est hors de question que je mette les pieds dans ton vieux tas de ferraille. Il n’a pas la clim, il pollue et il tombe en rade tous les cinq kilomètres.

— C’est de la mauvaise foi.

Je commençai à comprendre ce que les garçons avaient ressenti quand j’avais insulté leurs motos.

Ma notation

Pour résumer, ce fut une très bonne lecture, et Lil Evans est assurément une auteur dont je vais suivre les prochaines publications avec attention ! 

Où se procurer ce roman

Ce roman est sorti le 18 novembre aux éditions Sidh Press. Il est disponible aux formats ebook et papier.

Pour les autres liens utiles, il y a le site de Lil Evans (présente aussi sur facebook) : http://lilevans.wix.com/lil-evans 

et celui de la maison d’édition : http://www.sidhpress.com/

 

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