Le Festival du Roman Féminin

Le 20 et 21 avril dernier s’est tenu le premier festival du Roman Féminin à Paris, organisé par Les Romantiques. J’ai eu la chance d’y participer et j’y ai passé un très bon moment ! Comme promis, voici un récapitulatif de ces deux jours.

Les conférences :

De nombreuses conférences nous étaient proposées pendant les deux jours. J’ai fait un repérage sur leur site avant le Festival pour m’organiser un petit programme et, ma foi, je suis plutôt contente de moi car j’ai réussi à assister à toutes les conférences qui m’intéressaient. Malheureusement, je n’ai pas pensé à prendre de notes sur le coup ni de photos. Donc, je vous donne un bref récapitulatif en me basant sur mes souvenirs.   

Le premier jour :

  • L’autoédition : Cette première conférence était une bonne entrée en matière. Les intervenantes (Katja Lasan, Tina Folsom et Fabiola Chenet côté auteurs) se sont présentées tour à tour puis ont raconté leur parcours et comment elles en étaient venues à l’auto-édition. Mention spéciale à Tina Folsom qui maîtrise bien le français !  
  • Le romantic suspense : Le policier n’est pas du tout mon truc et je lis rarement de romantic suspense. Cela me dérange moins quand c’est combiné avec un autre genre, par exemple avec la romance historique. C’était le cas pour les deux auteurs qui intervenaient : MJ Rose – je ne connaissais pas cette auteur – a écrit à la fois de la romance historique avec des intrigues policière et du romantic suspense. Alyssa Alexander, quant à elle, a écrit une série de romance historique sur fond d’intrigue mêlant espions, etc. qui a été publiée par J’ai Lu dernièrement (je ne l’ai pas encore lue mais cela ne va pas tarder d’autant que j’ai récupéré le tome 2 en papier lors de la séance de dédicace      😀     ). C’était assez drôle de les écouter raconter comment des cadavres apparaissaient soudainement dans leur intrigue sans qu’elles l’aient planifié !
  • Kobo writing life : L’intervenante de Kobo, Camille Mofidi, a présenté le système Kobo et la façon de publier son roman sur cette plateforme.
  • Baaaad boys : D’après ce que j’ai compris, c’est Elizabeth Hoyt qui a demandé à présenter ce sujet. On a donc eu droit à la définition du héros, du méchant et ce qui différenciait les deux (vous voulez savoir ? Eh bien, le méchant est égoïste tandis que le héros donnerait sa vie pour l’héroïne    😉    ). La description qu’a faite Elizabeth Hoyt de son héros dans le tome 8 de Maiden Lane m’a donné très envie de me le procurer dès sa parution.
  • L’évolution de la romance historique : Celle là, je tenais beaucoup à y assister (si je n’apprécie que moyennement le romantic suspense, l’historique est mon sous-genre préféré). Il y avait Elizabeth Hoyt, Julia London, Alyssa Alexander, Katharine Ashe et Eleonore Fernaye. Fabiola, qui animait la conférence, a fait un rappel de son évolution depuis l’époque des « Bodice Rippers » des années 80-90 où l’héroïne se faisait en quelque sorte violée par le héros (elle ne donnait jamais son consentement). Les auteurs ont insisté sur le fait qu’il y a une part d’invention et chacune prend des libertés (même Katharine Ashe qui est pourtant professeur d’histoire). Eléonore Fernaye a d’ailleurs ajouté avec raison que nous n’aimerions pas lire l’histoire d’une jeune innocente tout juste sortie du couvent. J’aurais aimé que l’on s’attarde plus sur les tendances actuelles mais il aurait fallu que la conférence dure plus qu’une heure    😀    ! A un moment, une question intéressante a été posée, à savoir : « La romance historique serait-elle en perte de vitesse ? ». Les auteurs ont toutes dit non sans s’étendre sur le sujet. Du coup, je pense que vous aurez bientôt un article dans lequel je creuserai la question !
  • La romance contemporaine : Je ne me rappelle pas de quelque chose en particulier à part que Fabiola (qui animait aussi cette conférence) a demandé aux auteurs si elles étaient pour ou contre le préservatif pendant les scènes hot. Eh bien, c’était à peu près 50/50. Mais, comme une auteur (je ne sais plus qui…) l’a dit : si les héros oublient le préservatif, il y a de grandes chances pour que l’héroïne soit ensuite enceinte. Ah, les auteurs se sont aussi exprimées sur la difficulté d’insérer les nouvelles technologies (smartphone, facebook, etc) dans leurs récits. Cela leur demande de se tenir constamment au courant des dernières tendances.
  • Le new adult : Je me suis rendue compte que c’est un sous-genre assez mal connu des lectrices qui lisent uniquement en VF. Les particularités ne sont pas vraiment connues et certaines le confondent même avec la New Romance qui est une collection créée par la maison d’édition Hugo et &. Donc même chose que pour la romance historique, vous aurez bientôt un article dessus, je pense !
  • La romance érotique et le BDSM : Là encore, beaucoup de difficulté à définir les codes de la romance érotique et, surtout, à définir la frontière avec une simple romance étant donné qu’il y a des scènes hots dans les deux. Les auteurs ont expliqué comment elles en sont arrivées à en écrire et la façon dont elles s’étaient renseignées pour les scènes BDSM. Bref, c’était très édifiant !

Après toutes ces conférences, on a enchaîné sur le document Love Between the Covers dont je vous parle un peu plus bas dans l’article.

 

Le deuxième jour :

  • Gérer une série : Les auteurs présents étaient Elizabeth Hoyt, Julia London et Katharine Ashe. Le public a posé plusieurs questions comme « En écrivant le premier tome aviez-vous prévu d’écrire une série ? », « Connaissiez-vous les personnages des autres tomes avant de les écrire ? », etc. Comme Katharine Ashe et Julia London ont toutes les deux écrit une série avec trois soeurs, la réponse était oui à chaque fois. Pour Elizabeth Hoyt, elle souhaite écrire 12 livres dans sa série Maiden Lane même si elle n’a signé que pour 9 livres avec son éditeur.
  • Ce qui nous plait dans la Régence/La belle époque : La conférence était présentée par Katharine Ashe et Alyssa Alexander et, comme tout le monde comprenait l’anglais dans la salle, ça s’est passé en anglais (je suis ressortie pratiquement bilingue du Festival    😀    ) ! C’était très intéressant, elles ont parlé des recherches qu’elles devaient faire pour éviter les erreurs et se sentir au plus près de leurs héros. Alyssa Alexander nous a bien fait rire en racontant qu’elle n’y connaissait rien aux cheveux ni à leur équipement et qu’elle avait du faire de nombreuses recherches ! Elle a même essayé de monter à cheval mais sans grand succès donc elle se contente de son imagination désormais.
  • La traduction : Très intéressant également ! Il y a plusieurs difficultés quand on passe de l’anglais au français : déjà, l’anglais est plus vulgaire dans les scènes de sexe et ça ne passerait pas du tout en français. Deuxième chose, l’anglais est une langue plus concise que le français. J’ai bien aimé que l’éditrice de chez Harlequin (Karine Lanini, si je me souviens bien) nous explique que les scènes coupées, c’était terminé. Au contraire, ils essayent de faire des traductions les plus fidèles possibles au texte anglais.
  • La romance paranormale : Les auteurs présentes étaient Belinda Bornsmith, Tina Folsom et Shelley Adina. Elles ont expliqué les raisons pour lesquelles elles écrivaient du paranormale et ont présenté leur univers. Ces derniers sont très différents puisque Belinda Bornsmith a choisi d’écrire sur une autre race (en gros, des extraterrestres), Tina Folsom sur des vampires et Shelley Adina a opté pour un univers steampunk ! 

 

Le documentaire :

Depuis que j’ai entendu parler de ce documentaire, j’avais très envie de le voir. C’est maintenant chose faite ! On peut reprocher à sa réalisatrice de s’être un peu dispersée puisqu’elle ne se contente pas de présenter la romance de façon générale mais il était tout de même très bien fait (oui, j’ai versé une petite larme à la fin…). Je vous mets la vidéo de présentation (en anglais par contre) :

 

Les dédicaces :

Le deuxième jour s’est achevé par deux heures de dédicaces avec des livres offerts. J’ai fait le plein de lecture !

J’avais aussi apporté mes propres livres pour les faire dédicacer par les auteurs présentes. Petite sélection de dédicaces : 

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Voilà pour mon récapitulatif. J’espère vous avoir fait envie et que, pour la deuxième édition (en effet, quelqu’un m’a glissé à l’oreille qu’il y avait 80% de chance pour que l’événement soit reconduit l’année prochaine donc je croise les doigts), vous n’hésiterez pas à venir !

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