Ces romans adaptés à l’écran #10

Aujourd’hui, je vous propose un petit voyage dans l’univers de Jane Austen avec deux films que j’ai vu dernièrement. Le premier est Orgueil et préjugés et zombies qui est l’adaptation du roman éponyme de Seth Graham-Smith. Le deuxième est Love and Friendship : il s’agit d’une adaptation du court roman Lady Susan de Jane Austen.


Orgueil et préjugés et zombies

Comme je le disais dans mon introduction, Orgueil et préjugés et zombies est d’abord un roman de Seth Grahame-Smith. Ce dernier a repris le très célèbre Orgueil et préjugés de Jane Austen et y a rajouté… des zombies ! Le livre est paru en France en 2014 (format poche). 

L’aventure ne s’arrête pas là puisqu’un film est réalisé. Il est sorti en France le 16 mars 2016. Il a été réalisé par Burr Steers qui a également réalisé « Le secret de Charlie » ou bien « 17 ans encore ». Du côté du casting, Lily James interprète Elizabeth Bennet et Sam Riley joue Darcy.

Résumé : Depuis une cinquantaine d’années, l’Angleterre subit une mystérieuse épidémie entraînant une invasion de zombies. L’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage réjouit la famille Bennet qui compte cinq filles à marier.

Mon avis : Mon principal reproche est parfaitement illustré dans le résumé du film. En effet, si cette adaptation avait du potentiel grâce à son originalité, cela restait trop proche du texte de Jane Austen. Du coup, j’ai eu l’impression que les acteurs étaient bridés par les dialogues du texte d’origine tandis que, dans les moments où l’histoire déviait, ils étaient bien meilleurs.

Autrement dit, c’est un peu paradoxal, mais je pense que le film aurait été meilleur s’il s’était écarté de l’histoire d’Orgueil et préjugés plutôt que de chercher à insérer – plus ou moins adroitement – des zombies dans le texte d’origine.

Je regrette que ni le côté féministe ni les différents arts martiaux (dans le film, une distinction est faite entre les arts martiaux chinois et japonais) n’aient été plus développés. Plusieurs points sont ainsi soulevés et n’aboutissent à rien. C’est peut-être dû au fait que le film soit court (environ 1h40), en tout cas c’est dommage ! Ce film aurait pu être bien meilleur. 

A noter que je n’ai pas lu le livre donc je ne peux pas savoir si l’adaptation est fidèle au roman.

Voici la bande annonce (en anglais ) : 

 

Love and Friendship

Depuis que j’ai vu la bande-annonce, j’attendais ce film avec impatience. Comme je le précisais dans mon introduction, il s’agit d’une adaptation de Lady Susan de Jane Austen. C’est également l’un de ses écrits les moins connus et, avec Northanger Abbey et Mansfield Park, un de ceux que je n’ai pas lu. J’ai donc profité de la semaine du cinéma pour aller le voir (il est sorti en France le 22 juin 2016). 

Le film a été réalisé par Whit Stillman – c’est d’ailleurs un film irlandais, néerlandais et français, rien que ça ! Du côté des acteurs, on a Kate Beckinsale dans le rôle de lady Susan (elle interprète également Selene dans Underworld mais je ne l’ai pas du tout reconnue !) et Chloë Sevigny dans le rôle d’Alicia, meilleure amie de lady Susan. 

Résumé : Angleterre, fin du XVIIIe siècle. Lady Susan Vernon est une jeune veuve dont la beauté et le pouvoir de séduction font frémir la haute société. Sa réputation et sa situation financière se dégradant, elle se met en quête de riches époux, pour elle et sa fille adolescente.
Épaulée dans ses intrigues par sa meilleure amie Alicia, une Américaine en exil, Lady Susan Vernon devra déployer des trésors d’ingéniosité et de duplicité pour parvenir à ses fins, en ménageant deux prétendants : le charmant Reginald et Sir James Martin, un aristocrate fortuné mais prodigieusement stupide…

Mon avis : Je dois dire que j’ai été assez surprise. Je trouve étonnant que Jane Austen ait pu écrire une telle histoire dans sa jeunesse (vers 18 ans). Mis à part cela, j’ai beaucoup ri. Il y a beaucoup de sarcasme et certaines réparties de lady Susan sont excellentes. 

Le roman est écrit sous forme épistolaire, ce qui peut être difficile à adapter à l’écran. Ainsi, comme la majorité des lettres sont échangées entre lady Susan et son amie Alicia, elles se rencontrent souvent dans le film même si l’une est supposée habiter à Londres et l’autre à la campagne. De plus, le film commence in media res donc le réalisateur a choisi de présenter les personnages comme si nous étions au théâtre – le tout, saupoudré d’humour et de sarcasme bien évidemment. 

En résumé, c’est une belle découverte. Si ce n’est pas mon histoire préférée de Jane Austen, je pense lire le roman (que j’ai dans ma bibliothèque depuis un moment en plus…) pour me faire un avis sur l’adaptation proposée par le réalisateur.

Voici la bande annonce (en anglais) :

 

Si vous êtes intéressé(e)s par les diverses adaptations des œuvres de Jane Austen, mon premier numéro de « Ces romans adaptés à l’écran » y était consacré

Avez-vous vu ces films ? Qu’en pensez-vous ?

2 réflexions sur “Ces romans adaptés à l’écran #10

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